COVID-19: La Place du Psychique Dans le Cadre Hospitalier
❝la place du psychique dans le cadre hospitalier❞
« Le soin est humanisme »
(Cynthia Fleury, psychanalyste)
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Find Your TherapistFace à la pandémie du Covid-19, le monde s’est vu submergé (et heureusement d’ailleurs) par des propositions d’aide, que ce soit au niveau humanitaire, sanitaire ou financier, ainsi que par des propositions de soutien psychologique.
Plusieurs initiatives d’aide psychologique ont effectivement été lancées pour accompagner les individus en première ligne face au virus (« les frontliners »). Psychologues cliniciens, psychothérapeutes et psychanalystes se sont mobilisés pour prévenir et contenir tout ce que cette crise pourrait réveiller comme angoisses, frustrations ou remaniements psychiques chez toutes ces personnes en face à face quotidien avec ce virus et les dangers qui l’accompagnent.
Malheureusement, nous avons eu besoin d’une pandémie pour réaliser l’importance de la composante psychique dans le cadre hospitalier. Le Covid-19 a bien remis en question la fragilité du secteur hospitalier partout dans le monde. La limite du soutien psychologique accordé aux soignants semblerait en être une.
Masques, gants, sur-blouses... avec ces outils médicaux, l’équipe soignante est prête, du moins le plus possible, à affronter le virus. S’armer physiquement semblerait plus accessible que s’en protéger psychiquement. Les gants et le masque psychiques par contre sont le propre de tout un chacun et ne garantissent en aucun cas le dépassement de cette épreuve. Chacun se préserve avec ses propres mécanismes de défense, avec son taux de résilience... Chacun possède un mode de fonctionnement, une histoire personnelle et des limites qui lui sont propres et qui sont tous les jours mises à l’épreuve par ce que ravive ce virus sur le plan psychique.
En effet, la place des soins psychiques dans un hôpital, indépendamment bien sûr des services de psychiatrie ou de psychologie qui traitent des patients souffrants de troubles psychiques, a toujours été une place difficile à cerner, voire à s’approprier. La place du psychisme dans un cadre médical est mal définie. La place du psychologue clinicien, psychothérapeute ou psychanalyste encore plus ambiguë, pour ne pas dire complétement écartée.
Dans la situation actuelle et avec cette crise à laquelle font face les équipes soignantes, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes proposent leurs services et se retrouvent dans l’espoir qu’une personne soignante les appelle, probablement fatiguée, angoissée et/ou en détresse, alors qu’ils auraient pu tout simplement être présents sur le terrain, aller vers ces soignants pour qui faire le premier pas et demander un soutien ne seraient pas évidents, les aider à se confier sans néanmoins les bousculer... Être accessibles pour faciliter ce premier pas, leur permettre de poser des mots sur ce qu’ils ressentent et ce qu’il vivent ou revivent, et peut-être même dans certains cas les orienter vers une prise en charge plus régulière. Ces soignants en mode d’autoconservation et de survie ne se permettraient peut-être pas de penser leurs douleurs ou de baisser leur garde. Ce n’est que dans l’après-coups que certains ressentiront l’aspect traumatique de ce qu’ils ont vécu. Pourquoi attendre alors que nous pourrions agir et/ou prévenir par l’intervention de « professionnels de la souffrance humaine » en essayant d’alléger et de tempérer cette souffrance et en espérant qu’ils puissent exercer leur métier avec moins de difficultés ?
Il y va de même pour les familles des patients atteints du virus et qui pourraient bénéficier d’un soutien psychologique alors qu’ils font face à l’incertitude, à la maladie ou même à la mort d’un proche. Le patient lui-même d’ailleurs pourrait profiter de cet accompagnement pendant (si c’est médicalement possible) et après son hospitalisation pour tenter de dépasser cette période éprouvante ou même parfois traumatique.
Est-il alors possible que cette crise sanitaire réveille en nous un sentiment de responsabilité et d’empathie qui permettrait l’adoption dans le milieu hospitalier d’une prise en charge plus ouverte au psychique et à l’humain ?
Il est indéniable que la dimension psychique existe dès la naissance et nous accompagne jusqu’à la mort. Services de maternité, pédiatrie, urgences, gériatrie, soins palliatifs... Elle accompagne la mère qui essaye de tisser un lien avec son enfant, qui se construit et apprend à être parent, elle est présente en pédiatrie avec les angoisses de cet enfant perdu entre ces murs blancs, ces machines, et qui n’arrive pas à mettre des mots sur ce qui lui arrive, elle est là en salle d’urgences aux côtés d’un patient sous le choc, traumatisé et qui a besoin d’être rassuré, et en soins palliatifs pour assister ce malade en fin de vie ainsi que sa famille.
Quant aux soignants, et compte tenu de la dimension humaine très présente dans le cadre hospitalier, les prises en charge médicales pourraient devenir lourdes et pénibles à gérer. Face à l’incertitude, à la difficulté de la condition humaine, à la souffrance physique et psychique qu’ils rencontrent au quotidien et parfois à la mort, ils peuvent se retrouver face à des sentiments complexes, tout en étant obligés d’être professionnels et objectifs. L‘accompagnement des soignants les aiderait à évacuer cette charge, que ce soit par des groupes de paroles ou par une demande individuelle.
La présence des soins psychologiques dans un milieu hospitalier représenterait une pulsion de vie dans un cadre où tout rappellerait la souffrance. Il serait peut-être temps de réaliser que l’être humain est corps et psychisme et que quand l’un va mal, l’autre est fragilisé.
Il serait peut-être temps que l’accompagnement et le soutien psychologique des malades, de leurs familles et de l’équipe soignante fassent partie intégrante du cadre hospitalier afin d’optimiser les chances d’une qualité de vie meilleure et garantir les droits de tout un chacun de vivre en bonne santé, physique et psychique.
En fait, il serait peut-être temps que les êtres humains s’encouragent à réfléchir à ce qui pourrait faire leur bonheur et non seulement leur survie. Oh mais ça, ça c’est une tout autre paire de manche...
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About The Author
“Licensed clinical psychologist and psychotherapist of analytical inspiration working with adolescents and adults. ”
Dima Tabbara is a qualified Psychoanalytic Psychotherapist, based in , Beirut, Lebanon. With a commitment to mental health, Dima provides services in , including Counseling, Psychodynamic Therapy, Grief & Loss and Psychotherapy. Dima has expertise in .



