Comprendre Nos Enfants Pour Mieux Aider Nos Ados : L’adolescence Face à la COVID-19
❝Expatriation, Culture "autre", Covid-19, Sexualité infantile, Adolescence, Se distinguer des adultes, Reprendre le contrôle de son corps, Nouvelles identifications, Culpabilité, Autopunition, Pensée magique, Interdits, Antisocial, Exigence d'immédiateté, Hyper-consumérisme, Contraintes, Limites.❞
A la demande de familles françaises et binationales expatriées en Asie centrale, ces réflexions portent sur les problématiques des adolescents vivant leur puberté dans une culture autre que celle de leur pays d'origine et qui, par surcroît, sont confrontés à la pandémie de la Covid-19.
(Visioconférence du 29 janvier 2021 1 . Ecoles françaises de Téhéran, Bakou et Tachkent.)
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Find Your TherapistMadame le Sénateur, Monsieur le Conseiller, Mesdames Messieurs,
-Je voudrais vous remercier, non seulement pour m’offrir la possibilité de m’exprimer devant vous mais aussi pour me permettre de vous entendre. Et, espérons-le, de vous apporter quelques éclairages, aussi modestes fussent-ils.
-Je vais m’efforcer de condenser mon propos, en appelant votre attention sur des thèmes, des « symptômes » peut-être qui vous parleront et ce, afin de mieux engager par la suite des échanges avec vous.
-Avec le choix du titre « Comprendre nos enfants pour mieux aider nos ados », c’est déjà entrer dans le vif du sujet.
-J’ai en effet l’expérience d’expertises avec très jeunes enfants dans le cas de divorce parental avec violence 2 . Je termine toujours mes commentaires en rappelant que si effets il y a, ils ne pourraient surgir que beaucoup plus tard, à l’adolescence.
-On ne peut en conséquence aborder l’adolescence sans faire référence à la petite enfance, aux premières années de la vie. Et pour cause.
-Lorsque surgit la puberté, c’est-à-dire la sexualité génitale adulte et de reproduction – vous voyez déjà que ce n’est pas une mince affaire rien que dans l’égrenage des adjectifs ajoutés au mot sexualité – la place est, si j’ose dire, déjà prise. Elle est occupée par la sexualité infantile.
-Je précise : cette sexualité infantile n’est pas ce dont vous entendez tous les jours parler dans un discours souvent confus et approximatif : la pédophilie et l’inceste. Mais peut-être aurons-nous l’occasion de revenir dans les discussions sur ces deux termes et surtout le second, plus enclin à s’immiscer – au travers du fantasme et des premiers choix d’objet – dans le cercle familial.
-Cette sexualité infantile se situe au cœur de toutes nos séances d’analyse : je veux parler de la « situation anthropologique fondamentale » 3 couplée, selon Jean Laplanche, avec la théorie de la séduction originaire. 4
-Celle-ci se fonde sur l’idée suivante : l’implantation dans l’univers de l’enfant, par les gestes les plus quotidiens, les plus anodins, les plus innocents, de messages énigmatiques en provenance de l’adulte.
-Pour quelles raisons ces messages sont-ils énigmatiques ? Pour deux raisons :
-Ils sont, en premier lieu, compromis par la sexualité infantile refoulée de cet adulte. Plus simplement dit : devant tout enfant, l’adulte, a fortiori tout parent, voit sa propre enfance – et surtout ce qu’il ou elle en a refoulé – être réactivée.
-Ces messages sont ensuite à traduire par l’enfant qui ne connaît pas, ne comprend pas ce langage : infans signifie qui ne parle pas, qui n’a pas accès au code langagier de l’adulte.
-Les déchets de traduction fondent, en conséquence, notre inconscient.
-Je pressens déjà vos réactions : ah encore cette phraséologie psychanalytique absconse et indigeste !
-Eh bien mesdames et messieurs, je vais vous donner un exemple : sans doute le plus simple à vos yeux – et pas forcément le plus anodin – afin d’illustrer ce que l’adulte est capable d’implanter dans l’univers de l’enfant sans qu’aucun des deux, l’adulte et l’enfant, n’en ait conscience.
-Je veux parler du prénom.
-Il n’y a pas plus persécuteur que le prénom. Je dégoupille ce faisant une grenade qui risque d’exploser un peu plus tard ce soir, lors du dîner où vos enfants ne manqueront pas de vous poser la question : mais pour quelles raisons avez-vous choisi de m’appeler de la sorte ?
-Et là, vous constaterez, non sans vous imposer un léger effort psychique, que le choix de ce prénom n’est peut-être pas aussi innocent qu’il y paraît. Que ce choix a pu être dicté par de vieux souvenirs, bien enfouis dans votre mémoire : qui sait un premier amour ? Un héros dans la famille mort au combat ? Un événement bref mais irrépressible de votre propre jeunesse ? De manière plus tragique, un enfant hélas mort-né dont vous voudriez, avec le suivant, honorer la mémoire ?
-Dans le choix de ce prénom pour votre progéniture, vous avez encrypté, enchâssé 5 comme on le dirait d’un trésor précieux, une histoire et sa charge psychique qui vont être portées par votre enfant sans qu’il en ait connaissance.
-Comment maintenant définir cette adolescence ?
-Il s’agit d’un clivage entre les mutations physiques imposées au corps par la réalité pubertaire et les capacités réduites de la psyché, encore plongée dans l’infantile, d’en saisir leur portée, leur signification.
-Ce clivage en réactive un autre, la « séduction originaire » constitutif de cette sexualité infantile évoquée à l’instant et qui provoque un réinvestissement – une réactivation – des anciens traumas, des anciennes souffrances.
-Ces mutations du corps suscitent autant de tentatives d’adaptation de la psyché et sont vécues comme autant d’effractions dans l’enveloppe corporelle-psychique et ce, selon la représentation mentale du corps définie par Freud: « le moi est une surface et une projection de surface » 6 .
-Quel grand paradoxe que cette adolescence ! L’admission dans le monde adulte signe la perspective de la finitude alors qu’en même temps, l’adolescent découvre sa capacité à donner la vie en raison de la sexualité génitale de reproduction.
-Avoir des enfants, c’est aussi, inconsciemment, accepter l’horizon, décliné au futur, d’être dépassé par eux.
-Eh bien Mesdames et Messieurs, tout cela fait peur à l’adolescent.
-L’engagement dans la vie active vaut acceptation de l’idée de la mort, d’où la multiplication des expériences, des tâtonnements et des erreurs qui témoigne d’une stratégie inconsciente destinée à retarder l’entrée dans la vie adulte. L’adolescence exige en quelque sorte le deuil de la petite enfance. Cette Tabula rasa demeure néanmoins illusoire.
-Maintenant que le décor sur l’adolescence a été, si j’ose dire, planté, je voudrais mettre en relation les deux thèmes qui ont suscité de votre part un intérêt à venir m’écouter
-Vivre l’adolescence dans une culture « autre ».
-La vivre dans un environnement marqué par la pandémie de Covid-19.
-J’ai sélectionné, entre autres, trois besoins des adolescents qui me paraissent essentiels. J’aborderai ensuite, toujours sous l’éclairage des deux thèmes (culture « autre » et Covid-19) la triple quête des adolescents.
-Les trois besoins des adolescents :
-1- Se distinguer des adultes : le « Je t’aime » envoyé par sms aux parents à l’issue des cours a, du fait de la pulsion sexuelle génitale, disparu car il a revêtu une tout autre dimension. Du fait de la « barrière inconsciente de l’inceste érigée entretemps » 7 , il ne peut plus être destiné à ces derniers : il est désormais réservé à la petite amie ou au petit ami.
-2- Se mettre à l’épreuve : il s’agit pour l’adolescent de reprendre le contrôle de son corps, la réalité physique pubertaire étant vécue comme un principe actif, une sorte d’alien, de « corps étranger » interne 8 .
-Il existe des réactions différentes – « genrées » oserons-nous dire ! – entre le garçon, plutôt enclin à la compétition et à la performance et la fille qui, admettant l’inéluctabilité de ces mutations 9 , cherche à en tirer avantage pour son pouvoir de séduction.
-3- Faire corps avec le groupe des pairs, notamment en recherchant de nouvelles identifications et appartenances groupales. Souvent à forte connotation héroïque. J’ai développé dans une étude publiée dans la revue « Psychiatrie Française » ce point important sur les rapports entre adolescents et recruteurs djihadistes 10 sur Internet.
-Une culture « autre » offre, me semble-t-il, ce que j’appellerai un « quitte ou double ». Un étayage fructueux ou une fuite en avant.
-Le besoin d’une rupture chez l’adolescent – ce que j’ai nommé « se distinguer des adultes », entendez de ses parents et « rechercher de nouvelles identifications héroïques » – cette culture « autre » pourrait la lui prodiguer. Mais à condition que le point d’ancrage de la culture d’origine – les « assises narcissiques » comme nous parlons de « fondations » pour une maison – soit suffisamment solide et souple à la fois pour favoriser la tentation, le désir et l’aventure du grand large.
-Une altérité culturelle radicale peut aussi constituer un risque si l’adolescent ne parvient pas à y puiser ses identifications pour s’y construire, pour ajouter, en quelque sorte, un nouvel étage à sa maison psychique. Permettez-moi ici d’évoquer le cas d’un grave épisode psychotique d’un jeune Saoudien brutalement confronté à une culture radicalement « autre » lors de son premier séjour sur la côte ouest des Etats-Unis.
-L’adolescent peut y percevoir un danger exogène extrême alors qu’il tente de faire face aux menaces éprouvées par son alien intérieur. Il peut projeter dans et sur cet univers étranger toute l’hostilité qu’il perçoit de ces propres mutations physiques. Sachant que toute projection finit le plus souvent par revenir hanter l’intéressé dans les mécanismes de la paranoïa et de la persécution.
-La triple quête de l’adolescent, je la résumerai ainsi :
-1- Se libérer de la souffrance psychique ressentie en déviant cette souffrance vers des douleurs physiques auto-infligées : ce faisant, être le signataire de ses propres souffrances dans un sursaut de contrôle.
-2- Eprouver des sensations fortes pour se sentir exister au risque d’en mourir.
-3- Se signaler avec insistance auprès des adultes dans l’attente plus ou moins secrète d’être reconnu et contenu par eux : ce que nous nommons les « demandes masquées ». Tout acte délinquant, nous rappelle D.W. Winnicott, est un signal qui appelle une réponse de l’environnement, réponse certes différente entre celle fournie par la société et celle du cadre thérapeutique. Un environnement qui doit néanmoins être « indestructible 11 ».
-Comment cette triple quête s’arrange-t-elle de la pandémie de Covid-19 ?
-Plusieurs réflexions me sont venues en préparant cette conférence :
-La Covid-19 ou plutôt ses effets, ses prolongements sont forcément perçus, et pas seulement par l’adolescent, comme une contrainte, une limite extérieure imposée dans la réalité à ses libertés d’agir, de se mouvoir, de s’exprimer si l’on veut bien faire référence à l’autre avec lequel on parle.
-Pour l’adolescent, le questionnement sur la « limite » est fondamental. C’est au travers de la reconnaissance, de l’acceptation de ses limites avec l’extérieur qu’il va s’efforcer de définir, de préciser les contours de sa limite interne (« Eprouver des sensations fortes pour se sentir exister au risque d’en mourir »).
-Peut-être trouverez-vous une illustration à ce que je suis en train de vous dire en vous souvenant du fait que l’adolescent utilise la surface de son lit comme un territoire exclusif, un ultime espace privatif où il va disposer pêle-mêle son ordinateur, son Smartphone, et dans la meilleure des hypothèses, ses notes de cours éparpillées !
-Ne pouvant ignorer les risques encourus par les plus âgés dans sa propre famille, l’adolescent peut, en outre, développer une sorte de sentiment inconscient de culpabilité 12 en transgressant les restrictions, voire les prohibitions de sortie et de rencontre : la sexualité s’infiltre ici dans son rapport à l’interdit d’une manière qui n’est peut-être pas sans rappeler celle des premières années du HIV. Ce n’est pas la pandémie qui crée ce sentiment inconscient de culpabilité, souvent préexistant, mais c’est la pandémie qui va « permettre » d’étayer, de rendre ce sentiment plus manifeste, peut-être même de l’exacerber. Et tout sentiment inconscient de culpabilité ne peut que conduire à rechercher l’autopunition 13 .
-A l’inverse, mais qui serait l’autre face de ce sentiment de culpabilité, l’adolescent se sachant moins concerné par ces risques liés à la pandémie, peut tout aussi bien développer une forme de toute puissance – la pensée magique de l’enfance – et un déni subséquent d’autres aspects de la réalité.
-L’adolescence est déjà une sorte de flirt avec la mort si nous voulons bien nous souvenir des trois risques majeurs à cette période : accidents de conduite, les suicides et l’usage de substances psycho-actives.
-Dans cette recherche de limite intérieure, le besoin d’être en lien avec l’autre devient un intérêt perçu comme « vital » afin de se sentir exister au travers du fait d’être connecté. Il est facile de prendre l’exemple du portable en classe!
-Un autre paradoxe: la dilution de l’adolescent, et pourquoi le nier de l’individu en général, dans la multitude groupale où le « Je » n’existe que par rapport aux autres mais plus pour soi-même. Avec les réseaux sociaux, celui-ci devient de plus en plus dépendant du regard de l’autre 14 .
-Il y a « dilution dans le groupe d’une individualité devenue trop lourde à porter avec ses conflits et ses contradictions », estimait, dans une vision prophétique, le sociopsychanalyste Gérard Mendel 15 alors que D. W. Winnicott évoquait déjà à propos du groupe une simple juxtaposition d’êtres humains avec son concept « Isolated aggregates ».
-Nous constatons un communautarisme culturel, vestimentaire, religieux, sexuel, alimentaire. Nous pouvons même parler d’une « ghettoïsation » tant existe une étanchéité inviolable entre ces divers groupes.
-L’exigence de l’immédiateté: les ados veulent tout et tout de suite – parce que la mort survient demain? – et du nouveau, principe caractéristique de la pulsion sexuelle infantile qui ne cède jamais sur sa quête de satisfaction et que Freud résumait ainsi : « la nouveauté est la condition de la jouissance 16 ».
-La responsabilité en incombe à l’environnement hyper-consumériste et addictogène qui a créé l’illusion, la fallace que tout était disponible partout et maintenant. Il existe d’ailleurs des similitudes entre pulsion sexuelle infantile et pulsion hyper-consumériste: morcellement chaotique de la pulsion, interchangeabilité des zones érogènes, auto-érotisme et recherche permanente de l’excitation, ce que nous avons appelé par ailleurs le « priapisme hyper-consumériste ».
-Evidemment, la pandémie de Covid-19 vient s’opposer frontalement à cette exigence d’immédiateté de l’adolescent. Si la limite entre extérieur et intérieur 17 n’est pas solidement et clairement constituée, si aucune différenciation n’est établie – et je le rappelle au risque d’être redondant, cette limite est l’enjeu crucial de toute adolescence – cette impossibilité d’obtenir satisfaction est perçue comme une attaque directe contre sa psyché – une attaque pulsionnelle interne – et non comme une simple limitation de l’environnement dans la réalité.
-Nous assistons à une mutation d’une économie libidinale auparavant fondée sur l’organisation du refoulement – un « renoncement pulsionnel » indispensable à la production et à l’achèvement des buts culturels 18 – et tournée désormais vers l’exhibition de la jouissance.
-Et où le plaisir sexuel n’est même plus le standard – la minute de vérité dans la rencontre – de la mesure des autres plaisirs. Serait-ce un effet de la dé-liaison pulsionnelle et un retour à la prééminence de la pulsion sexuelle de mort, cette « tendance auto ou hétéro-agressive qui vise à détruire toute vie, à désorganiser tout ensemble, soit au niveau social, soit au niveau de l’existence de l’organisme individuel 19 » ?
-Remarquable aussi est le déni, chez les jeunes générations, de l’asymétrie fondamentale de l’être humain dans ses relations avec les autres et ce, sous l’apparence, là encore paradoxale, de la valorisation extrême de la différence doublée d’une exigence absolue d’égalitarisme.
Madame le Sénateur, Monsieur le Conseiller, Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre attention.
Le 29 janvier 2021.
JL Vannier
Endnotes and References:
1 Le texte présenté ici dans une version amplement revue et augmentée, provient d’une conférence organisée conjointement par le Conseiller consulaire des Français de l’étranger en Asie centrale Monsieur Armand Meimand et par le Sénateur des Français de l’étranger Madame Jacky Deromedi.
3 Jean Laplanche, Sexual, La sexualité freudienne élargie au sens freudien, 2000-2006, PUF, Coll. « Quadrige », 2007, pp. 95-108.
4 Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, Coll. « Quadrige », 2008.
5 Nicolas Abraham et Maria Torok, L’écorce et le noyau, Flammarion, 1978.
6 Sigmund Freud, « Le moi et le ça », Œuvres complètes, XVI, 1921-1923, PUF, 2003, p. 270.
7 Sigmund Freud, « Du rabaissement généralisé de la vie amoureuse », Œuvres complètes, XI, 1911-1913, PUF, 2009, p. 131.
8 Freud emploie le terme de « Fremdkörper » dans ses premiers écrits. Sigmund Freud, « Du mécanisme psychique des phénomènes hystériques, Communication préliminaire par J. Breuer et S. Freud », Œuvres complètes, II, 1893-1895, PUF, 2015, p. 26.
9 Dans une importante note de bas de page insérée dans un texte tardif, Freud reconnaît le fait que la fille tire plus précocement que le garçon toutes les conséquences de la différence anatomique des sexes. Sigmund Freud, « Conséquences psychiques de la différence des sexes », Œuvres complètes, XVII, 1923-1925, PUF, 2016, p. 196.
10
Jean-Luc Vannier, « Réflexions psychanalytiques sur le terrorisme djihadiste, De l’autopunition à l’autodestruction », in Radicalisation et Radicalité, Une Voie de la destructivité, Psychiatrie Française, Vol. XXXXVIII, 2/17, Octobre 2017, pp. 91-110.
11 D. W. Winnicott, Conversations ordinaires, Folio essais n°438, 2004, pp. 130-144. Il y aurait grand intérêt à redécouvrir et à réétudier les réflexions de D.W. Winnicott sur ce qu’il nomme « antisocial », notamment à propos du phénomène, projeté sous les feux de l’actualité, des bandes et de leur violence.
12 Sigmund Freud, « Le moi et le ça », Œuvres complètes, XVI, 1921-1923, PUF, 2003, pp. 292-296.
13 Sigmund Freud, « Inhibition, symptôme, angoisse », Œuvres complètes, XVII, 1923-1925, PUF, 2016, p. 235.
14 Jean-Luc Vannier, « L’injonction à la jouissance ou la rue Monot revisitée », Subjectivité et appartenances, Dynamiques inconscientes des cultures, Le Coq Héron, n°175, Erès, 2003, pp. 89-94.
15 Gérard Mendel, Une histoire de l’autorité, Permanences et variations, La Découverte, 2006. Voir aussi : « Dans la jouissance fusionnelle, serré bien au chaud contre ses semblables, l’individu avec son angoisse disparaît et devient l’infinitésimale cellule du corps social », Gérard Mendel, De Faust à Ubu, L’invention de l’individu, De L’aube, 1998.
16 Sigmund Freud, « Au-delà du principe de plaisir », Œuvres complètes, XV, 1916-1920, PUF, 2012, p. 307.
17 Comment ne pas penser, dans la culture perse contemporaine, à la différence entre « Birun » (dehors) et « Andarun » (à l'intérieur de la maison) qui règle une grande part des comportements sociaux - et des symptômes psychiques - de la vie quotidienne en Iran?
18 Sigmund Freud, « Malaise dans la culture », Œuvres complètes, XVIII, 1926-1930, 2015, p. 285.
19 Jean Laplanche, Le primat de l’autre en psychanalyse, Champs Flammarion, 1997, p. 66.
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About The Author
“Psychoanalyst, Clinician & Professor at the Côte d'Azur University, Edhec and Ipag Business School, Nice, French Riviera and Paris. Also Therapy online.”
Jean-Luc Vannier is a qualified Psychoanalyst, based in , Villefranche-sur-mer, France. With a commitment to mental health, Jean-Luc provides services in , including Clinical Supervision, Psychoanalysis and Online Therapy. Jean-Luc has expertise in .
