Freud, qui nous a longuement guider dans notre parcours pour devenir psychologue et qui nous a inspiré de cet esprit analytique s’est méticuleusement attardé sur l'importance des limites et du professionnalisme dans la relation entre le psychologue et son patient. Au cœur de cette relation se trouve la nécessité impérieuse pour le psychologue de maintenir une attitude neutre et analytique envers le patient. Freud insistait sur le concept de neutralité bienveillante, encourageant le praticien à adopter une posture objective et non directive tout en démontrant une bienveillance empathique.
Cette neutralité émotionnelle qui semble paradoxale dans un contexte où la compassion et l'empathie jouent un rôle central, vise à favoriser un espace thérapeutique où le patient est libre de s'exprimer sans crainte de jugement de la part du psychologue. Freud percevait cette neutralité bienveillante comme un outil essentiel pour permettre au patient d'explorer ses pensées inconscientes les plus intimes, sans être influencé par les opinions ou les désirs du psychologue. En établissant des limites claires et en maintenant cette neutralité, le psychologue crée un environnement propice à l'exploration profonde des émotions, des expériences et des motivations du patient, facilitant ainsi le processus de traitement et de découverte de soi. Cette approche, bien que parfois perçue comme rigide, est en réalité conçue pour favoriser un lien thérapeutique solide et sécurisant, où le patient peut progresser vers une meilleure compréhension de soi-même et de ses conflits internes. Ainsi, Freud insiste sur la nécessité d'un cadre clair dans la relation entre le professionnel et le personnel, favorisant une pratique clinique rigoureuse et éthique, tout en permettant au patient de s'engager dans un cheminement vers la guérison.
En se basant sur les directives freudiennes concernant la cure analytique, nous penserons aux directives, nettement plus souples auxquelles nous adhérons maintenant dans notre pratique. Le métier de psychologue est donc régi par plusieurs principes éthiques.
Un principe fondamental de la pratique psychologique est le respect absolu des droits et de la subjectivité du patient. En effet, c'est ce respect qui distingue un bon psychologue. La thérapie repose sur la singularité de chaque individu, et c'est pourquoi nous, psychologues, sommes formés à guider nos patients vers leurs propres réponses. Cette approche implique de reconnaître et de respecter la diversité culturelle, ainsi que l'environnement et les convictions propres à chaque individu. L'identité et le vécu d'une personne sont façonnés par leur culture, leurs expériences et leurs croyances. En tant que professionnels, il est primordial de considérer ces éléments comme des composantes essentielles dans le processus thérapeutique. Chaque individu a ses propres valeurs, ses schémas de pensée et ses mécanismes d'adaptation qui peuvent différer grandement. En respectant la subjectivité de nos patients, nous cherchons à les accompagner dans leur cheminement personnel, en les aidant à identifier leurs propres ressources et solutions, tout en prenant en compte leur contexte culturel et environnemental. Cette approche respectueuse favorise une relation thérapeutique basée sur la confiance, le respect et l'empathie. En permettant au patient de s'exprimer librement, en prenant en considération ses spécificités culturelles et ses convictions, nous favorisons un environnement thérapeutique propice à la croissance personnelle et à l'épanouissement.
Nous trouvons également la confidentialité et le respect du secret professionnel. En effet, la confidentialité est un principe clé qui instaure la confiance et favorise une relation thérapeutique solide. Le psychologue est tenu au secret professionnel, ce qui signifie qu'il doit préserver la confidentialité de toutes les informations partagées par le patient, y compris son identité, son histoire personnelle et tout ce qui est discuté en séance. Cependant, certains dilemmes peuvent se présenter lorsque le psychologue se trouve face à une situation où divulguer des informations confidentielles devient nécessaire pour prévenir un danger sérieux pour le patient lui-même ou pour autrui. Ce conflit entre le principe de confidentialité et la responsabilité envers la sécurité d'une personne soulève des questions éthiques complexes. Dans de telles circonstances, la balance entre le respect de la confidentialité et la protection d'autrui devient délicate. Le psychologue est confronté à la nécessité de trouver un équilibre entre ces deux impératifs, protégeant ainsi les droits du patient tout en empêchant tout préjudice grave. Les questions éthiques qui surgissent portent sur la manière de procéder de manière éthique et juste. Quelle est la gravité du danger ? Quels sont les risques potentiels pour le patient ou pour d'autres personnes ? Comment minimiser ces risques tout en préservant l'intégrité et la confiance dans la relation thérapeutique ? En pratique, cela peut signifier que le psychologue doit évaluer attentivement la situation, évaluer le niveau de menace et prendre des décisions basées sur les lignes directrices éthiques et légales. Il est souvent crucial de consulter les lois et les codes de déontologie professionnels pour déterminer les limites de la confidentialité et les obligations légales dans des situations spécifiques.
Le consentement éclairé est de même, un pilier essentiel de l'éthique professionnelle des psychologues. Il implique l'intégrité et la probité, c'est-à-dire l'honnêteté et la transparence dans la manière dont nous pratiquons notre métier. Nous avons la responsabilité de veiller au bien-être de nos patients tout en leur fournissant des informations claires et complètes sur les objectifs, les méthodes et les risques potentiels des traitements proposés. Il repose sur le principe que les patients ont le droit de prendre des décisions éclairées concernant leur traitement tout en respectant leur autonomie. Dans la pratique psychologique, cela signifie que nous devons nous assurer que nos patients comprennent pleinement ce à quoi ils consentent lorsqu'ils entament un traitement ou une thérapie. Cela nécessite une communication ouverte et honnête, en utilisant un langage accessible et en répondant à toutes les questions ou préoccupations que le patient pourrait avoir. Un dilemme éthique pourrait surgir si le patient est en situation de vulnérabilité, rendant difficile sa compréhension ou sa capacité à donner un consentement éclairé. Dans de telles situations, la responsabilité du psychologue est de s'assurer que le patient reçoive une information adaptée à son niveau de compréhension, peut-être en impliquant des membres de la famille ou des aidants pour garantir une décision éclairée et informée. De plus, il est crucial de documenter soigneusement ce processus de consentement pour assurer la transparence et la preuve que des informations adéquates ont été fournies et que le patient a donné son consentement en connaissance de cause.
La pratique du psychologue est souvent complexe et parsemée de dilemmes éthiques qui exigent une réflexion approfondie. Ces situations peuvent nous confronter à des décisions difficiles où l'équilibre entre les principes éthiques et les besoins des patients doit être soigneusement pesé. Prenons des exemples pour illustrer les différents dilemmes éthiques qui pourraient surgir.
Dans un contexte éducatif, un psychologue scolaire peut se retrouver confronté à des dilemmes éthiques délicats, notamment celui de la confidentialité. Imaginons un adolescent qui consulte un psychologue scolaire pour des problèmes personnels et révèle être victime de violence familiale. Le psychologue, en vertu du secret professionnel, est tenu de maintenir la confidentialité des informations partagées en séance. Le dilemme se présente alors avec deux options. D'un côté, le psychologue peut choisir de respecter la confidentialité et de ne rien divulguer, ce qui pourrait renforcer la confiance du patient dans la relation thérapeutique. Cependant, cette décision pourrait mettre en danger la sécurité de l'adolescent, laissant perdurer une situation de violence potentielle.
D'un autre côté, le psychologue pourrait décider de briser la confidentialité pour protéger l'adolescent. En agissant ainsi, il pourrait assurer la sécurité de l'adolescent, mais cette action risquerait de compromettre la confiance établie avec le patient et pourrait même dissuader d'autres jeunes de chercher de l'aide en raison de la crainte d'une possible divulgation d'informations confidentielles. Pour prendre une décision éclairée, le psychologue se doit de consulter les lois et règlements locaux concernant la protection des mineurs et les obligations en cas de maltraitance. Évaluer le niveau de menace est également essentiel, déterminant si la situation présente un danger immédiat pour l'adolescent. Par ailleurs, discuter des limites de la confidentialité au début de la thérapie pourrait permettre d'établir des attentes claires avec le patient sur les circonstances où la confidentialité pourrait être levée pour garantir sa sécurité.
Dans le contexte de la recherche, un psychologue se trouve parfois confronté à des dilemmes éthiques complexes, notamment en lien avec le consentement éclairé des participants.
Imaginons qu'un psychologue mène une étude impliquant des sujets vulnérables, et qu'un participant semble ne pas avoir une compréhension adéquate des risques potentiels associés à cette recherche. Le dilemme se présente alors avec deux options. D'une part, le psychologue pourrait choisir de poursuivre la recherche en se basant sur le consentement déjà obtenu, en espérant que cela faciliterait le déroulement de l'étude. Cependant, cette décision soulève des questions éthiques quant à la validité du consentement éclairé, compromettant ainsi l'intégrité de la recherche. D'autre part, le psychologue pourrait décider d'interrompre temporairement l'étude pour clarifier de manière approfondie et compréhensible les risques potentiels avec le participant. Ce choix garantirait un consentement éclairé et respecterait les principes éthiques fondamentaux, mais cela pourrait perturber le cours de la recherche et engendrer des complications logistiques. Chaque option comporte des avantages et des risques. La poursuite de la recherche sans une clarification adéquate des risques peut permettre de maintenir le déroulement de l'étude, mais soulève des questions éthiques sérieuses quant à la validité du consentement. D'un autre côté, interrompre temporairement l'étude pour garantir un consentement éclairé peut assurer l'intégrité éthique de la recherche, mais peut également causer des perturbations dans le processus de collecte des données. Pour assurer le respect du consentement éclairé, le psychologue doit suivre les lignes directrices éthiques relatives au consentement des participants à la recherche. Cela implique une communication claire, compréhensible et exhaustive sur les risques potentiels associés à la participation à l'étude. Discuter des risques de manière accessible et en prenant en compte le niveau de compréhension du participant peut permettre de garantir un consentement éclairé authentique et éthique.
Le métier de psychologue repose énormément sur la collaboration et le partage d'expériences entre pairs. La supervision et l'intervision sont des éléments essentiels pour le développement professionnel, l'apprentissage continu et la prise de décision éthique. La supervision offre un espace protégé où les psychologues peuvent discuter de leurs cas cliniques, des dilemmes éthiques rencontrés, ainsi que des défis pratiques ou émotionnels associés à leur travail. Elle permet d'obtenir des conseils, des orientations et des rétroactions constructives d'un superviseur expérimenté, favorisant ainsi une réflexion approfondie sur les situations cliniques. D'autre part, l'intervision entre collègues offre une plateforme où les psychologues peuvent échanger entre pairs, partager leurs expériences, confronter leurs points de vue et bénéficier de différentes perspectives sur des situations professionnelles spécifiques. Cela favorise la diversitémdes opinions et des approches, enrichissant ainsi la réflexion et les prises de décision. En plus de favoriser le développement professionnel, la supervision et l'intervision renforcent également la qualité des soins prodigués aux patients. En discutant de manière approfondie des dilemmes éthiques, des protocoles de traitement et des meilleures pratiques, les psychologues peuvent améliorer leurs compétences cliniques, offrant ainsi des services plus adaptés et efficaces.
Si l’on veut s’inspirer de différents codes de déontologie, notamment celui de l’ordre des psychologues au Liban, l’on pourrait émettre ces articles qui semblent clés pour la profession de psychologue. Chacun de ces articles incarne un pilier essentiel guidant la pratique :
1. Le respect des droits individuels : Tout psychologue doit s’engager à respecter les droits fondamentaux de chaque individu. Cela inclut la préservation absolue de la confidentialité et une considération inébranlable de la dignité de chaque personne rencontrée dans le cadre professionnel. Par exemple, un psychologue prenant en charge un patient souffrant de dépression doit garantir la confidentialité totale des séances thérapeutiques, préservant ainsi son droit à la vie privée et à la confidentialité.
2. Consentement éclairé : Avant toute intervention, le consentement éclairé du patient est primordial. Cela implique d’expliquer clairement la nature, les objectifs et les risques potentiels des traitements afin de permettre au patient de prendre des décisions éclairées. Par exemple, un psychologue, intervenant auprès d’enfants, a le devoir d’expliquer aux parents la nature de son intervention, les fins et les méthodes auxquelles il va avoir recours.
3. Intégrité professionnelle : Le psychologue doit agir avec honnêteté et transparence, évitant tout comportement malhonnête ou trompeur. L’intégrité constitue un socle inébranlable de la pratique professionnelle. Par exemple, un psychologue faisant un bilan psychologique pour un enfant, en vue d’obtenir une exemption pour les examens officiels ; les résultats montrent que l’enfant est capable de faire les examens. Les parents demandent alors au psychologue de falsifier les résultats. Le psychologue doit refuses de falsifier les résultats d'une évaluation pour un patient, privilégiant l'intégrité professionnelle malgré la pression pour obtenir des résultats favorables.
4. Confidentialité : Le psychologue doit s’engager à maintenir la confidentialité absolue des informations partagées en séance, garantissant ainsi un climat de confiance propice à la thérapie, sauf en cas de menace imminente. Par exemple, un psychologue traitant un adolescent découvre des signes de maltraitance familiale. Sauf si la vie de l'adolescent est en danger imminent, il maintient la confidentialité tout en signalant discrètement les abus aux autorités compétentes pour garantir la sécurité de l'adolescent.
5. Évaluation compétente : Chaque évaluation réalisée par un psychologue repose sur des méthodes rigoureuses et est conforme aux normes professionnelles établies. L’objectif est d’assurer la qualité et la fiabilité des évaluations effectuées. Ceci augmentera la crédibilité de la profession et limitera les imposteurs qui se disent psychologues.
6. Non-discrimination : Dans l’exercice de sa profession, le psychologue offre ses services sans aucune discrimination. Chaque individu, quelle que soit sa diversité culturelle ou individuelle, est traité avec équité et respect. Le psychologue doit accueillir et traiter tous les patients, indépendamment de leur origine ethnique, de leur orientation sexuelle ou de leur statut socioéconomique, en leur offrant un soutien équitable et respectueux.
7. Cession de services professionnels : L’arrêt des services professionnels doit être évaluée avec prudence et ne se fait que pour des raisons justes et raisonnables, assurant ainsi la continuité et l’éthique de l’accompagnement. Le psychologue a une responsabilité vis-à-vis ses patients et ne peut pas arrêter de fournir ses soins pour des raisons non valables sans au moins référer son patient vers un autre professionnel ou collègue qui seraient mieux équipés pour répondre à ses besoins.
8. Supervision continue : La participation à une supervision continue est essentielle pour le psychologue. Cela lui permet de maintenir une pratique professionnelle de qualité et de traiter les questions éthiques complexes. Le psychologue doit participer régulièrement à des séances de supervision où il peut discuter des cas complexes rencontrés en thérapie pour obtenir des conseils et des orientations éthiques.
9. Évitement des conflits d'intérêts : Le psychologue évite les conflits d'intérêts qui pourraient compromettre son objectivité, son intégrité ou sa loyauté envers le patient. Le psychologue ne peut pas prendre en charge un patient qu’il connait ou dont il connait les amis/famille.
10. Autonomie du patient : Le psychologue favorise l'autonomie du patient en respectant ses choix et en collaborant avec lui pour atteindre ses objectifs. Le psychologue ne doit pas décider à la place du patient en ce qui le concerne. Il doit l’aider à prendre des décisions et l’aider à trouver ses objectifs et ses motivations à lui.
Ces articles reflètent les valeurs éthiques fondamentales de la pratique de la psychologie, garantissant un cadre professionnel respectueux et responsable envers le bien-être et les droits des patients.
L'étude du rôle du psychologue implique une série de paramètres interconnectés qui influencent la relation entre le professionnel et son patient. La posture du psychologue se dévoile à travers plusieurs concepts clés dont l'autorité, la légitimité, le besoin de reconnaissance et l'analyse de la demande. L’autorité s'agit de la capacité du psychologue à guider le processus thérapeutique tout en respectant l'autonomie du patient. Cela implique d'avoir une présence contenante, rassurante et compétente, tout en permettant au patient de participer activement à sa propre cure. La légitimité implique d'avoir une base solide de connaissances, de compétences et d'éthique professionnelle. Le cadre de référence est le filtre à travers lequel le psychologue interprète les informations et comprend la réalité du patient. Il est façonné par des facteurs tels que la personnalité, les expériences passées, les connaissances et la culture personnelle. Le besoin de reconnaissance renvoie à la nécessité de reconnaissance et d'affirmation de la part du patient ou même des pairs. Cependant, une reconnaissance excessive peut entraîner un comportement de sauvetage où le psychologue cherche à "sauver" le patient au détriment d'une relation thérapeutique équilibrée. Et finalement l’analyse de la demande est la capacité à comprendre les besoins du patient et à les interpréter correctement. Il s'agit de discerner ce qui est exprimé et ce qui est implicite, d'appréhender les attentes du patient et de s'adapter à celles-ci dans le cadre thérapeutique. Ces éléments définissent le cadre dans lequel travail le psychologue, formant un filtre à travers lequel il perçoit et interprète la réalité. Ce cadre, comparable à une paire de lunettes, est constitué de multiples couches de filtres, façonnées par les sens, la personnalité les connaissances, et l'histoire personnelle et professionnelle du psychologue.
Chaque notion de la posture du psychologue est essentielle dans sa pratique, mais le besoin de reconnaissance peut souvent influencer son approche thérapeutique. En effet, le besoin de reconnaissance peut avoir un impact essentiel puisqu’il concerne le désir fondamental d'être validé et valorisé. Dans la cure thérapeutique, cela peut conduire à un comportement de sauvetage, où le psychologue cherche inconsciemment à être reconnu comme le sauveur ou le guérisseur de ses patients. Cette dynamique peut altérer la relation thérapeutique en créant un déséquilibre, où le psychologue peut être excessivement impliqué émotionnellement ou utiliser la suggestibilité d’une manière intrusive, tant à dicter les choix du patient. Cette recherche de reconnaissance peut également influencer la manière dont le psychologue interprète et répond aux besoins du patient. Parfois, le professionnel peut se concentrer davantage sur sa propre validation que sur les besoins réels du patient, risquant ainsi de perdre de vue l'objectif principal de la thérapie.
La pratique de la psychologie se révèle être un exercice d'équilibre constant entre la compassion profonde envers autrui et le respect rigoureux des limites éthiques et professionnelles. Cet équilibre subtil entre l'empathie et la nécessité de maintenir des frontières professionnelles constitue le pilier central de la relation entre le psychologue et son patient. Les règles et lignes directrices éthiques encadrent la pratique, visant à protéger à la fois les patients et les psychologues en instaurant une distance professionnelle nécessaire, en préservant la confidentialité et en évitant tout abus de pouvoir.
Les psychologues d'aujourd'hui se trouvent confrontés à une série de principes éthiques qui guident leur pratique. Le respect absolu des droits et de la subjectivité du patient ainsi que la confidentialité et le respect du secret professionnel constituent un pilier fondamental. Ces éléments clés instaurent la confiance et favorisent une relation thérapeutique solide. Cependant, le psychologue fait face parfois à des dilemmes qui surgissent durant sa carrière. Il doit faire preuve d’esprit critique et d’éthique afin de pouvoir prendre des décisions convenables qui vont toujours avec le bien-être du patient. Le professionnel peut avoir recours aux codes de déontologie du psychologue pour suivre les lignes directives du métier. Il peut également faire de la supervision continue et de l'intervision entre pairs qui motivent le développement professionnel et la prise de décisions éthiques. La réflexion collective enrichit la pratique, améliore la qualité des soins prodigués et renforce la crédibilité de la profession.
La posture du psychologue dans sa pratique implique une série de paramètres interconnectés, chacun influençant la relation thérapeutique. L'autorité, la légitimité, le besoin de reconnaissance et l'analyse de la demande sont des éléments constitutifs de cette posture. Le besoin de reconnaissance, bien qu'essentiel pour la validation du professionnel, peut parfois altérer la relation thérapeutique en orientant l'attention du psychologue sur sa propre validation plutôt que sur les besoins réels du patient. Cependant, tous ces concepts interagissent et s'influencent mutuellement dans la pratique du psychologue. Chacun de ces éléments contribue à la manière dont le psychologue appréhende et interagit avec ses patients.
Références
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Irosoft, architecture de gestion de l’information législative-legal information management system. (n.d.). - Code de déontologie des psychologues.
L’attitude du psychologue. (2017, March 23). Juliette Krzesnska - Psychologue Paris TCC.